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Oyé oyé ! Lancement du babillard communautaire le 3 août à 12h

2 août 2023

Le babillard et le crieur communautaire St-Roch représentent une initiative visant à contrer les enjeux de littératie et de fracture numérique que peuvent vivre les personnes les plus vulnérables du quartier. Ils regroupent également les actualités pour que celles-ci soient accessibles à l’ensemble de la communauté.

Quand : Le 3 août 2023 de 12h à 13h
: Place Jacques-Cartier (à côté de la bibliothèque Gabrielle-Roy)

Lors de l’événement, il y aura quelques discours afin de présenter le projet et les enjeux qui entourent l’accès à l’information dans le quartier.

À 12h30, vous pourrez assister à la performance du crieur public de Saint-Roch.

Des breuvages et des collations seront offerts gratuitement.

Voir l’horaire du crieur public ici.

Le babillard communautaire St-Roch est un tableau d’affichage géant situé sur la Place Jacques-Cartier.  Il vise à fournir un accès facile et centralisé aux actualités du quartier,  particulièrement pour ceux et celles qui n’ont pas ou peu accès aux moyens de communication numérique. 

Qui peut afficher sur le babillard ? 

Tous ceux et toutes celles qui désirent informer la population qui vit, travaille et fréquente le quartier d’une actualité, d’une activité ou d’une initiative locale. 

Il suffit d’en faire la demande à : babillard@engrenagestroch.org ou au (418) 914-5188.

Qu’est-ce qui peut être affiché sur le babillard ? 

Les nouvelles locales riches de sens, les possibilités d’implication, les ressources, les activités gratuites ou à faibles coûts, les endroits où faire des dons matériels et l’aide alimentaire. 

Qui gère les activités du babillard ? 

Un comité composé d’organismes et de citoyen·nes est en charge du babillard. Chaque semaine, de nouvelles informations sont affichées. Le comité se rencontre une fois par mois afin de discuter des animations et de la gestion du projet.

LE CRIEUR

La babillard est accompagné d’un crieur public qui crie les nouvelles affichées tous les mardis et jeudis à 12h30 à la Place Jacques-Cartier. Ceci, dans le but de permettre aux personnes ayant des difficultés de littératie d’être mieux informées. 

Les criées durent environ 10 minutes et ciblent les nouveautés de la semaine. L’événement est annulé en cas d’orage ou de tempête, puisque les criées ont lieu l’été comme l’hiver. En plus d’évoquer le passé, le crieur rappelle que toutes et tous ne sont pas égaux devant les moyens modernes  de communication. 

Qui est le crieur public ?

Le crieur est Charles-Auguste Lehoux, il œuvre à titre de travailleur autonome dans la communauté de la ville de Québec. En tant qu’artiste auteur-compositeur-interprète et membre du quatuor vocal Yule depuis 5 ans, il a une grande aisance à démontrer un dynamisme et un charisme dans ses performances. Il est également le professeur-fondateur de l’École de musique du Lac, formateur en communication consciente et chef de la chorale communautaire. Dans tout ce qu’il fait, il accorde une forte importance à transmettre oralement des informations de manière claire, fluide et concise.

Comment a-t-il été sélectionné ? 

Nous avons publié une offre d’emploi sur nos réseaux sociaux afin de chercher un crieur ou une crieuse. Nous avons eu un bel engouement pour l’offre d’emploi, ce qui nous a permis de réaliser des auditions. Les performances des candidat·es nous ont grandement impressionné·es, mais la clarté, le dynamisme et la prestance de Charles-Auguste nous ont particulièrement charmé·es.

Saviez-vous que ?

L’analphabétisme

Quelques données au Québec et dans le monde 

  • Une étude sur les compétences des adultes, menée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), montre qu’en moyenne 49% de la population de 16 à 65 ans des 24 pays et régions ayant participé à l’étude n’atteint pas le niveau de compétences souhaitable en littératie (OCDE, 2013).
  • Selon cette même étude, la part de la population n’ayant pas le niveau de compétences souhaitable se situe à 49 % au Canada, à 53 % au Québec et à 63 % en France.
  • Au Québec, plus de la moitié de la population active possède un niveau de littératie de deux ou moins sur une échelle qui en contient six. 
  • En 2016, le Réseau québécois de recherche et de transfert en littératie a proposé de la définir comme « la capacité d’une personne, d’un milieu et d’une communauté à comprendre et à communiquer de l’information par le langage sur différents supports pour participer activement à la société dans différents contextes » (Lacelle et al., 2016).

Source : Ruel J, Allaire C, Moreau, AC, Kassi B, Brumagne A, Delample A, Grisard C, Pinto da Silva F. Communiquer pour tous. Guide pour une information accessible. Saint-Maurice : Santé publique France, 2018 : 112 p. 

La fracture numérique  

  • Au Québec, 12 % des ménages ayant un revenu annuel inférieur à 20 000 $ n’avaient pas de connexion Internet en 2020, alors qu’aucun des ménages ayant un revenu annuel supérieur à 60 000 $ n’était dans cette situation »
  • Le revenu est le facteur ayant le plus d’impact sur l’accès à Internet. Les populations en situation de vulnérabilité économique ayant un accès limité aux technologies numériques ont été plus durement affectées par l’impact des mesures sanitaires sur les conditions d’emploi et d’éducation.
  • Plusieurs types de littératies sont en jeu dans les inégalités numériques (p. ex. : littératie traditionnelle, en santé, scientifique, médiatique). L’usage des technologies numériques par les populations ayant un faible niveau de littératie comporte moins de bénéfices, voire plus de risques pour leur santé, que celui des populations ayant un niveau de littératie plus élevé.

St-Roch, un quartier vulnérable 

Dans le cadre de notre démarche Imagine St-Roch menée en 2019 et lors de laquelle nous avons consulté la population du quartier, 66 % des répondant.e.s provenant de milieux socio-économique moins favorisés n’ont pas été rejoint.e.s par des moyens virtuels.

Dans notre mémoire déposé à la Ville de Québec en 2020, l’Engrenage plaidait que pour une plus grande accessibilité au processus démocratique, il était primordial de diversifier les moyens de diffusion de l’information aux citoyen.ne.s. 

  • 7000 personnes y résident et environ 12 000 personnes y travaillent ;
  • 30,1% des résident.e.s vivent sous le seuil de faible revenu en 2016. (8,3% pour la ville de Québec) ;
  • 28,0 % des résident.e.s habitent un logement subventionné ;
  • 31% des enfants de l’École primaire des Berges habitent un logement subventionné ;
  • 33% des enfants du secteur régulier de l’École primaire des Berges reçoivent des services de francisation (107 élèves) ;
  • 13,6% de la population du quartier est issue de l’immigration dont 43,3% est aussi réfugiée;
  • 44,3% des résident.e.s vivent seul.e.s (en comparaison à 19,5 % pour la ville de Québec).